Falque Adélaïde

Carnet de l'Assistance publique d'Adélaïde

Carnet de l’Assistance publique d’Adélaïde. Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Adélaïde naîtra à Paris le 21 janvier 1843 de père inconnu et de Collette Falque. Elle sera  déposée le lendemain de sa naissance à l’Hospice de Paris, plus connu aujourd’hui sous le nom de l’Assistance Publique.

Enregistrée sous le numéro 228 année 1843, elle rejoindra la campagne morvandelle pour être placée en nourrice chez Madame Pillon à Gâcogne jusqu’à ses 12 ans et 4 mois. 12 ans l’âge butoir pour travailler soit chez ses parents nourriciers du moment, soit dans une autre famille pour y être plus généralement domestique pour les filles.

Le 25 Mai 1855, elle sera donc placée chez Madame Lepiot à Vaupranges, petit hameau de Mhère, commune voisine de Gâcogne. Elle y restera jusqu’à son mariage dont la cérémonie se tiendra le 5 avril 1864 à Mhère, elle a alors 21 ans. Son époux Jean Mathieu, âgé de 28 ans, est quant à lui, originaire de Lamarche-sur-Saône et exerce la profession de Gardien de moulin à Vaupranges et Farinier. Les témoins à leur mariage seront :

  • Guilloux Étienne, 32 ans
  • Lefloch Jean Marie, 35 ans
  • Lepiot François, 33 ans
  • Valarché Jean, 36 ans

Le couple retournera vivre à Gâcogne où naîtront leurs 3 enfants :

  • François naîtra vers 1867 sans autres renseignement (en recherche de l’acte de naissance)
  • Claudine naîtra le 18 avril 1869 à Lavault, hameau de Gâcogne
  • Jeanne Mathilde naîtra le 11 mai 1872 au même lieu que sa sœur Claudine

Le père disparaîtra de la circulation et Adélaïde se placera comme domestique chez la Comtesse de Chabannes au château de Saugny, hameau de Gâcogne. Les enfants seront placés, François comme mitron, les filles dans un orphelinat de “Bonnes sœurs”, d’après les dires de la famille. C’est la Comtesse qui a paiera la pension, l’orphelinat est très sévère, voire pire vu ce qu’on racontait dans la famille mais je ne connais pas le lieu. Puis la Comtesse envoie Adélaïde comme cuisinière dans sa famille en région parisienne, Jeanne Mathilde sera placée dans une ferme où elle y décèdera.

Aux mariages des 2 enfants : François et Claudine en région parisienne, le père n’aura toujours pas réapparu puisque sur leurs actes le père est marqué absent, adresse non connue notifiée par acte notarié.

En 1908, Adélaïde ira s’installer à Clamecy. Elle survivra aux inondations de 1910 et attrapera la grippe espagnole en 1917, elle sera clouée au lit pendant près d’un mois mais elle se remettra. En 1935, elle fera une chute et sera hospitalisée, elle y décédera un mois après son entrée, le lieu est inconnu, est-ce Clamecy ? Toujours d’après les dires de la famille, Jean Mathieu, appelé aussi Jean Eugène Mathieu aurait été écrasé par une meule.

L’histoire d’Adélaïde m’a été relatée par son arrière-petite-fille que je remercie pour tous ces renseignements qui enrichissent sa généalogie. Elle recherche toujours à connaître toute l’histoire d’Adélaïde et la fin tragique de Jean, elle est complétée par mes recherches, notamment par les actes d’état civil.